[hal-03454801] Les stratégies open-sources selon le paradigme des modèles économiques

De nombreuses entreprises utilisent des logiciels libres dans leurs propositions commerciales. Il existe de nombreuses études de cas sur leur modèle d’affaires. Cependant, il n’y a pas d’analyse globale structurant différents modèles open-sources. C’est l’objectif de cet article. En nous appuyant sur le cadre des modèles économiques et la littérature en systèmes d’information, nous partons des besoins en offres libres pour proposer une typologie des modèles économiques open-sources. Cela nous permet de discuter le lien entre captation de valeur et ressources clés. Le modèle de l’open-source apparaît basé sur la gestion et le contrôle de la dynamique d’évolution des logiciels (le « logiciel flux »), dans une industrie qui s’était habituée à vendre des produits (« logiciel stock »).
Source: Publications Nicolas Jullien

Gaëlle Juton

Ingénieure en horticulture, agronomie et phytotechnie. Reprise d’étude

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Après une formation d’ingénieur en horticulture et 7 ans de marketing dans la filière Fruits et Légumes, j’ai repris un master en système d’informations et de données (IMT Atlantique) pour mieux appréhender les enjeux de la transformation numérique des entreprises.

Je recherchais un programme concret et pluridisciplinaire pour mieux comprendre les enjeux du digital. Je souhaitais trouver des méthodes et des outils pour structurer la transformation digitale des organisations.Je voulais également une formation ancrée dans l’application concrète.

J’ai rejoint les étudiants ingénieur de 2ème et 3ème année dans la spécialisation DIGIC Digital Innovation and Change. J’ai suivi la mise à niveau informatique au début de l’année pour m’aligner en partie sur le niveaux des élèves.

J’ai fait le master en alternance (contrat professionnel) chez Eureden

Le cursus permet une personnalisation de l’apprentissage avec des choix d’UE. Le choix se fait progressivement et permet donc d’adapter ses choix en fonction des nouvelles découvertes.J’ai construit un parcours pour aborder la transformation numérique sur de multiples dimensions : de l’architecture d’entreprise à l’expérience utilisateur en passant par la conduite de changement.

Les points forts et les points faibles de la formation

Les + :

  • l’accompagnement pour faire le dossier d’inscription et la mise en relation avec des personnes ayant réalisé leur reconversion
  • une formation technique mais accessible notamment grâce à la remise à niveau
  • une approche pluridisciplinaire et complémentaire alignée avec les attentes des entreprises
  • le rythme de l’alternance 2 jours / 3 jours pour reprendre l’école en douceur et synchroniser les acquis scolaires et le projet en entreprise
  • Ateliers animés par des professionnels qui permet d’être ancrés dans le monde professionnel

Les – :

  • l’intégration en M2 est particulière car les étudiants se connaissent déjà bien
  • les travaux de groupe sont formateurs mais devraient être complétés de travaux individuels, je trouve que certains élèves savent se laisser porter pour valider sans trop d’efforts…
  • manque de retour sur les travaux et de partage d’expériences
  • manque de diversité des profils des professionnels (beaucoup de cabinet de conseil or il y a de belles opportunités dans les groupes industriels ou de services)

Frank Kouamou, M2 en 2015-2016, consultant technico-fonctionnel chez CGI.

n https://www.linkedin.com/in/frank-cedric-kouamou-704295a6/

Jeune diplômé d’école d’ingénieur, j’ai passé presque deux ans dans une entreprise en qualité de consultant technique, j’aimais mon travail de part les différentes technologies (SAP , Oracle) que j’utilisais et les projets sur lesquels le travaillais, mais je ne voulais plus être celui qui exécute et reste cantonné au domaine technique, je voulais pouvoir participer à la vie de l’entreprise sur des flux métiers et aider à la prise de décision ; je me suis vite rendu compte qu’il manquait une corde à mon arc. J’ai alors postulé à plusieurs formations, avec succès, et j’ai finalement choisi le master ECOTIC de Télécom Bretagne (IMT Atlantique). Il faut le dire j’ai ADORE !

J’ai vraiment été séduit par la formation, celle-ci nous permet de consolider nos cursus scientifiques de départ à travers des cours d’harmonisation, des cours de statistiques ; aussi elle nous apprend à gérer et améliorer les différents ensembles du système d’information d’une entreprise. Avec tout cela il faut ajouter des cours spécifiques comme ceux d’anglais, de droit et de Business Intelligence.

L’équipe académique très réputée de Telecom Bretagne (IMT Atlantique) reste disponible et attentive à nos besoins, nous travaillons sur de nombreux projets, en groupe avec des élèves ingénieurs d’origines culturelles très diverses. Ce master nous forme en tout point à devenir des experts capable d’apporter leur science dans les SI d’entreprises, les aider à améliorer les flux métiers et à croitre.

Après ce master j’ai rapidement trouvé un emploi de consultant technico-fonctionnel chez CGI. Je travaille pour des clients de l’industrie du luxe, dans l’amélioration de leurs systèmes d’information logistique notamment dans les processus d’achat, de vente et de distribution. Je m’épanoui pleinement, je n’aurais certainement pas eu ce poste sans le master ECOTIC (aujourd’hui management de l’innovation, parcours management des SI et des données).

La seule difficulté reste sans doute la région, la Bretagne … avec son climat particulier… surtout quand on vient d’un pays chaud.

UE Transitions numériques : méthodes et outils de la conduite du changement

Cette UE aborde les outils utiles aux futurs ingénieurs conseil et manager. A travers des interventions en marketing stratégique, sociologie et acceptabilité, il s’agira d’appréhender les enjeux de changement que représentent les transitions numériques pour les organisations et les acteurs qui les animent. L’UV a pour objectif de présenter des outils méthodologiques mobilisables pour le conseil, l’audit et la mesure d’impact.

UE Stratégies d’innovation à l’ère du numérique

Cette UE aborde l’innovation et les transitions numériques, et les questions qu’elles posent à la société et aux organisations (exemple : « l’Uberisation » ou les réseaux sociaux d’entreprise). L’innovation est multifacettes, son analyse requiert des approches diversifiées, elle bouleverse le positionnement des entreprises et leurs rapports de force, le pouvoir et le rôle des acteurs, les modèles économiques, les propositions de valeurs, l’emploi…

À travers des interventions en économie, droit et sociologie, toutes orientées vers l’innovation, les techniques et le numérique, il s’agira d’appréhender les enjeux que représentent les transitions numériques à un niveau global.
Dans le travail personnel les étudiants utiliseront les deux MOOC existants au sein de l’IMT (« Innover en entreprendre dans un monde numérique » et « Comprendre l’économie collaborative »).

UE Fondement de l’analyse de données – Machine learning

L’UE vise à donner un socle théorique et pragmatique aux étudiants sur les concepts fondamentaux de la décision statistique et de l’apprentissage automatique (non supervisé et supervisé). L’UE propose deux visions complémentaires, l’une partant des données (data driven) et l’autre s’appuyant sur des modèles probabilistes (model driven). Le machine learning sera d’abord abordé sous l’angle de l’apprentissage non supervisé et de méthodes de réduction de dimension comme l’ACP, l’ACM et le clustering. L’apprentissage supervisé sera introduit à travers la théorie statistique de la décision et de l’estimation, qui inclut des approches paramétriques (Neyman-Pearson, classifieur de Bayes), non paramétriques (Parzen, k plus proches voisins) ou non métriques (arbre de décision).

Les étudiants mettront l’accent sur la méthodologie d’enquête en réalisant un projet de groupe concret, allant de la collecte (sondage) à l’analyse de données.